Caïus, délicatesse dans les assiettes…

« Ici on ne vend pas la cuisine, on la partage ».

On peut lire cette inscription lorsque l’on rentre au Caïus, restaurant situé en plein cœur du 17ème arrondissement, rue d’Armaillé ; mais finalement, ce n’est que lorsqu’on en sort que cette phrase prend tout son sens. Parce qu’en effet, le Caïus, c’est bien plus que de la cuisine fine, c’est bien plus qu’une salle à l’ambiance chic, c’est tout simplement un moment de partage. Venez, on vous raconte !

Ça envoie du pâté !

Première entrée, premier coup de cœur. Jean-Marc Notelet, connu pour sa passion des épices, nous sert ici un chef d’œuvre visuel et culinaire. Le pâté est brillant, comme laqué au pinceau, il sent délicieusement bon et est tout bonnement délicieux. Tiède, il n’est ni gras, ni sec, et se déguste avec gourmandise, accompagné de son pain au maïs et de ses pickles légèrement poivrés (mini maïs, oignons rouges et cornichons). Belle entrée en matière.

Le bal iodé des coquillages.

Deux jolies assiettes ! Les pétoncles noirs cuisinés à la plancha sont frais, juste acidulés par un brin de citron, assaisonnés d’huile d’olive et herbés de ciboulette et échalotes. Au top ! Les Saint-Jacques rôties, fondantes à souhait, sont servies sur un lit d’écrasé de topinambours avec de la mortadelle. Le point fort de l’assiette : une émulsion de folie, aux notes citronnées et poivrées, que l’on saucerait volontiers jusqu’à la dernière goutte.

Capristi de chou-fleur.

Le mariage entre chou-fleur et câpres est un succès. L’acidité de la feuille de câprier et des billes de fruit de la passion rehaussent à merveille la douceur du chou-fleur rôti. De petits croûtons dorés au beurre apportent du croquant et le sabayon au poivre des moines de la gourmandise. Adorable découverte !

Mignon le filet en terre & mer.

Une viande parfaitement rosée et tendre à qui la robe iodée des palourdes va à ravir. Le chou romanesco, le jus gourmand et le persil l’embellissent encore un peu plus.  On ne va pas vous mentir, on a une fois de plus saucé l’assiette… surtout que le pain de campagne est tout aussi succulent.

Pastilla complètement givrée.

C’est un dessert qui détonne par sa faible quantité en sucre mais sa forte concentration en saveurs : la pastilla au lait et à la fleur d’oranger est accompagnée de pistaches caramélisées au sirop d’érable et d’un granité au thé à la menthe. Le principe du dessert : faire des allers-retours à la cuillère entre le gâteau et la glace pour une explosion en bouche. Boom !

« Le bon accueil reste le meilleur plat »… selon les dires du Chef. Et il a raison : on vous le disait, chez Caïus, ils ont le sens du partage et celui du service. La salle, comme les petites touches d’humour des serveurs, est très agréable et délicate. La cuisine est fine et juste en goûts. La carte à l’ardoise change tous les jours selon les envies. La formule du midi, avec Entrée, Plat et Dessert est à 45€. N’hésitez plus, allez Caïuser !

Caïus

6 rue d’Armaillé 75017 Paris

Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 14h30 et de 19h30 à 22h30.

Réservations sur le site.

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