Meert, un nouveau chef et un coup de jeune dans l’indétrônable institution lilloise…

Replongée comme il y a 10 ans, je pousse les lourdes portes de cette institution parisienne pleine de nostalgie.

A cette époque le restaurant/salon de thé ouvrait à peine et c’était un véritable privilège que de pouvoir s’offrir une telle table… Sourire aux lèvres, je retrouve l’odeur et l’ambiance que j’y avais laissées. Il faut dire que je suis plutôt une habituée de la boutique/pâtisserie/chocolaterie où je ne manque jamais de mettre les pieds quand une gaufre me manque ! Sans parler du passage obligatoire pour tous les amis qui viennent dans la région, que je ne peux m’empêcher d’accompagner…

Ce midi là, je suis avec mon grand-père, et je sais à quel point ce genre de moment est privilégié.

Marbrier en plus, il me confie qu’ils ont fait beaucoup ici dont dernièrement la cheminée au sous-sol qui trône dans leur petit musée. Ah oui, chers amis on est une institution ou on ne l’est pas !

Il faut dire que De Gaulle avait toujours des gaufres avec lui, il paraitrait même qu’il ne venait pas lui même mais que « ses » hommes avaient mission de passer par là…

Parlons actualité, car si je suis ici c’est bien pour découvrir les talents d’un chef qui a fait ses armes non loin de là…au Bloempot que j’adore. Tom Truy Courties s’éclate, entre produits de saison, créativité et touche bien à lui, nous sommes bluffés.

Et il faut dire que ça démarre un peu bancal avec un service moyennement rodé et surtout un peu perdu face à nous, et un amuse bouche autour d’une brioche au haddock un poil pouf pouf.

Mais alors quand l’assiette de petits amuse-bouches arrive, on est heureux. Magret de canard et pickles d’oignons rouges, petite pomme de terre mayo scandinave, pétoncle au sarrasin, tout est délicieux.

Les plats défilants autour de nous n’arrêtent pas de nous allécher… mais quand ils arrivent à notre table nous sommes sans voix. Littéralement. C’est beau, dressé en volume comme je l’aime, plein de couleurs, plein de clins d’œil à la saison, tout est sublimement présenté.

Mais ce n’est pas tout, les premières bouchées confirment que c’est décidément WHAOU. La blanquette de veau de mon grand père (et autant vous dire qu’il en a mangé dans sa vie!) est peut-être l’une des meilleures… Il me fait goûter et je dois avouer que la viande archi tendre se détachant à la fourchette, tout ces légumes, les lamelles de truffes et la sauce crémeuse réduite comme il faut appellent au coup de fourchette.

Je me réjouis déjà de pouvoir vous dire que ce plat est dans les intemporels, et donc un classique chez eux ! On a compris pourquoi et je vous souhaite VIVEMENT d’aller faire un kif blanquette là bas… Croyez nous qu’il vaut le détour.

Les Saint Jacques de la Côte d’Opale, poire et heliantis me rappellent à quel point j’aime ce légume qui fait un peu penser au topinambour. C’est fondant à coeur, caramélisé à l’extérieur car glacé de sucs de cuisson, les Saint Jacques sont cuites à merveille. WHAOU encore un sacré coup. Je vous assure c’est dingue.

Certes les plats ne sont pas donnés à la carte (28 euros pour la blanquette, 36 euros pour les Saint Jaques) et je vous avoue qu’on attendait impatiemment de voir cela car nous avions bien conscience de ce privilège. Mais ici, pour le rapport quantité/qualité/travail de l’assiette c’est bien mérité. Et on est bien d’accord qu’il vaut mieux aller moins souvent dans une adresse lambda et s’offrir ce tel luxe une fois de temps en temps !
D’ailleurs un menu déjeuner est proposé aussi, la salle affiche d’ailleurs complet et beaucoup de gourmands ont opté pour cette option : Entrée/plat/dessert 35 euros – Entrée/plat ou Plat/dessert à 30 euros.

Un dessert svp ! Oh oui, on ne partira pas d’ici sans vérifier que c’est toujours aussi dinguo.

Et bim ! En revoilà plein la vue ! Alors que pour lui c’est chocolat/noisette dans son entremet signature de l’enseigne « l’Impérial », pour moi c’est valeur sûre : le cheesecake.

Après tout j’en mange tellement que mon avis ne peut être qu’objectif !

Il fait partie de la catégorie des cheesecakes cuits (vs cheesecakes crus) qui sont souvent plus gourmands. Il est à la fois satisfaisant car à la texture bien généreuse et dense tout en restant léger et frais par son zeste de citron. La base biscuitée pourrait faire penser à du speculoos maison.

C’est un grand OUI.

Du début à la fin, je suis replongée dans mes souvenirs de luxe à 20 ans qui 10 ans plus tard, restent intacts et même bonifiés par ces années.

Bravo Meert, on te sait même à Paris aujourd’hui pour le plus grand bonheur des parisiens épicuriens.

Meert

Restaurant : 27 rue Esquermoise, 59000 Lille

Lundi 14h 19h – Mardi à Vendredi 9h30 22h

Samedi 9h 22h – Dimanche 9h 18h30

59000 Lille

Toutes les autres adresses (dont Paris!) sont ici :

https://www.meert.fr/nos-adresses.html


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