La Rôtisserie Gallopin, pour les viandards ces bons copains.

Le nez dans les rôtissoires. À peine a-t-on franchi la porte du restaurant qu’on a déjà le nez aux anges. Les odeurs de viande grillée viennent gentiment titiller notre appétit, et ça tombe plutôt bien : on a faim ! Les présentations sont rapidement faites puisque l’entrée est surveillée par deux énormes colosses : des rôtissoires tout en laiton et or qui exposent, telles des pièces de collection, poulets, gigots et autres gourmandises. Allez, on a hâte de goûter, passons à table !

La curiosité est un joli défaut. Je n’ai jamais mangé d’os à moelle et quoi de mieux que le temple de la bonne viande pour inaugurer l’instant ? Le serveur nous apporte donc une écuelle à partager, garnie de petits toasts quenous dégustons avec une gorgée de cidre et un mélange de choux rouge et blanc. Ma foi, l’expérience est plutôt appréciable : un peu gluant mais appétissant dirons-nous.

Un demi-poulet pour un plaisir entier. Pour la suite du repas, pas de demi-mesure : mon acolyte opte pour le Demi poulet fermier « pattes noires » du Maine servi avec des pommes grenailles baignées dans un jus au citron et oignons confits. La salade d’accompagnement, faite de sucrine et radis, apporte un peu de fraîcheur. Un régal ! La viande est d’une tendreté sans nom. Des pièces de collection et d’exception on vous disait !

Du gigot, j’y vais ! Pour ma part, je choisis la pièce de la semaine, qui varie selon les arrivages : un gigot d’agneau cuit longuement à la broche et servi dans son jus, avec quelques champignons et beaucoup de thym. Les portions sont généreuses et les saveurs également. Seul petit bémol, la cuisson : j’ai l’impression que la viande a continué à cuire lentement sous le chauffe-plat en attendant d’arriver sur notre table, ce qui la rend un tantinet sèche. Dommage !

Rôti un jour, rôti toujours. La Rôtisserie Gallopin décline son concept jusque dans sa carte sucrée. Nous prenons une portion d’Ananas rôti à la broche et son caramel d’épices. C’est frais, c’est juteux, c’est tout ce qu’on aime. Les Choux Mont Blanc à la crème de marronne sont pas en reste non plus, avec leur crème légèrement sucrée et leur appareil aérien. De vrais petits choux-choux à déguster les yeux fermés en fin de repas.

Côté portefeuille ? Le joli cadre du restaurant – tout en noir, bleu & blanc / moquette & carrelage / chic & sobriété – les produits de qualité proposés et son implantation ultra-centrale au pied du Palais Brongniart, justifie l’addition. L’Os à moelle des copains est à 9€. Les plats variés et copieux (à la carte sont également proposés des travers de bœuf, du bar, des ribs de porc, de la cannette fermière et de la poularde farcie au foie gras) oscillent entre 15 et 30€ l’assiette. Les desserts sont à 6,50€ en moyenne. Le petit plus : le patio intérieur, avec ou sans toit, pour déguster du rôti à toutes les sauces avec tous les copains sous toutes les météos.

La Rôtisserie Gallopin

40, rue Notre-Dame des Victoires 75002 Paris

Ouvert pour le déjeuner du lundi au vendredi, de 12h à 14h30 et le dimanche de 11h30 à 15h30 pour le brunch (fermé le samedi midi). Pour le dîner, du lundi au samedi, de 19h à 22h30 (fermé le dimanche soir).

Réservations au 01.42.36.45.38 ou ici.

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