Le Schiap et Stéphane Pitré : une alliance qui avait tout pour me séduire

Stéphane et moi, c’est une longue histoire. Passionnés de cuisine, de Bretagne et de belles découvertes, nous en avons des choses à nous raconter. Il y a dix ans déjà, nous shootions ensemble une nouvelle ligne de vestes de cuisine, il me préparait à Top Chef, et nous nous éclations sur un festival culinaire dans le Finistère Nord.

Les années ont passé, mais j’ai toujours pris le même plaisir à dîner régulièrement au comptoir du Louis, son restaurant étoilé.

Quant au Schiap, notre histoire remonte à 2018, année où je découvrais l’Hôtel de Berri, ce superbe palace niché à deux pas des Champs-Élysées. En son sein se cachait alors un restaurant gastronomique italien dans lequel je m’étais régalée.

Alors imaginez maintenant la rencontre de ces deux univers. Car oui, depuis quelques semaines, alors que Stéphane a vendu Le Louis, c’est désormais lui qui est aux commandes de ce bel établissement.

La semaine dernière, j’y embarquais maman et bébé Louis pour redécouvrir sa cuisine dans ce lieu emblématique du prêt-à-porter. Son nom fait d’ailleurs écho à Elsa Schiaparelli, figure incontournable de la mode du XXe siècle.

Dans l’assiette, le sourcing est remarquable : un approvisionnement direct auprès des producteurs dès que possible. Des influences bretonnes et japonaises viennent subtilement ponctuer la carte, reflet de la passion du chef pour ces deux terres.

Je me régale d’une entrée d’asperges fumées à la fibre de coco, tandis que maman savoure un velouté de fenouil à la stracciatella.

Vient ensuite une superbe raviole de homard, accompagnée d’un riz vénéré délicatement cuit à la bisque. En face de moi, un cabillaud enveloppé dans une feuille de blette et nappé d’un beurre de carotte. Sa cuisson translucide sublime la chair de ce poisson qui, lorsqu’il est traité avec autant de précision, devient tout simplement divin.

Pour finir, une tarte au citron déstructurée trouve toute son originalité dans le sorbet à l’aneth qui l’accompagne.

Et quel plaisir de retrouver au service le chef de salle du Louis : on ne change décidément pas une équipe qui gagne.

Bravo Stéphane, et longue vie au Schiap sous cette belle alliance !

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