Tokyo surprenant… Les enchères de thon de Tsukiji Market.

Next stop : TOKYO.
Nous voilà de retour à la capitale ! Fini le temps des campagnes nippones… Place à l’immensité d’une capitale faisant partie des plus grandes villes du monde. Avec ses 13 millions d’habitants, Tokyo fait presque 20 fois la taille de Paris.

Mais avant d’entrer dans le vif d’un sujet particulier, voilà un micro Retour en arrière : août 2015. 3h du matin. Mon frère et moi. Tokyo et plus précisément cette nuit là à Tsukiji Market, le marché aux poissons, une visite que je n’oublierai jamais…

En plus d’une expérience exceptionnelle, plongés dans le business du poisson au Japon, nous dégustions le meilleur petit-déj jamais imaginé : les sushis de SUSHI DAI. Voilà bien un moment qui restera l’un des meilleurs souvenirs de ma première visite au Japon, alors que nous atterrissions quelques heures plus tôt…

Le bon plan : profiter du décalage horaire encore bien violent la première nuit pour se réveiller bien frais en pleine nuit !

BINGO, janvier 2018, je remets le couvert avec la troupe saké.

Et pour cette deuxième fois c’est un vrai privilège puisque c’est aux enchères de thon auxquelles j’ai eu accès… Nous sommes accompagnés par les bonnes personnes, nous permettant ainsi de pénétrer dans une zone interdite au public.

Ici ça bosse, ça hurle, ça enchérit.

Il est 4h30 et il semblerait que les acheteurs, repérables par leurs casquettes numérotées, soient déjà là depuis un moment, prospection des bêtes oblige…

Deux espaces : le thon frais & le thon surgelé. Même principe des deux côtés quand on est acheteur : repérer ses bêtes pour acheter au bon prix dès que le GONG retentira.

Ces grossistes revendront à des pros qui revendront à des consommateurs… Un vrai métier qui s’articule dans un réseau bien protégé.

C’est ainsi qu’à la couleur de la chair, la brillance de la peau, la clarté des yeux, la netteté des écailles et tout autre détail forgé par l’expérience, qu’ils jugeront du prix maximal à allouer à chaque bête.

5h30, la sonnerie retentit et c’est parti, en 20 minutes tout sera vendu.

Nous observons ce spectacle impressionnant nichés dans un coin pour ni déconcentrer ni déranger. Beaucoup est en jeu.

Les vendeurs, chacun dans leur espace, mènent la danse en hurlant numéro après numéro un prix de haut en bas jusqu’à ce qu’un acheteur lève la main garantissant l’achat. Le vendeur repère le numéro de la casquette et passe au thon suivant hurlant à nouveau les tarifs…

C’est une usine ! Les vendeurs repartiront alors chacun avec la marchandise achetée.

C’est hors du temps, je suis à la fois impressionnée par le business développé et choquée par toutes ces bêtes chaque jour vendues dans de telles conditions… Il paraitrait même que c’est la basse saison et que les quantités vendues peuvent être bien plus importantes… Whaou, on ne parle donc pas d’or des japonais pour rien, mais à quel prix pour les océans ? Qu’en est il du respect des quotas ici ? Ailleurs ? Quelles espèces sont vraiment menacées ? Les choses tentent-elles de changer chez eux ? Comment sont gérés les contrôles ? Je suis traversée d’interrogations aussi bien éthiques, qu’environnementales et économiques…

On est invités alors à quitter les lieux, le reste du marché est toujours aussi surprenant, les quantités vendues ici semblent astronomiques.

A table ! Il est 6h30 c’est l’heure du petit déjeuner… Sushi au menu !

Tous les petits restaurants annexes au marché sont des pépites… Nous voilà dans une petite adresse  confidentielle et bien connue des locaux, ici il n’y a pas la queue, pas de touriste, et pourtant c’est tout aussi bon que Sushi Dai dont on me vantait l’unicité.

Attention en octobre 2018 le marché déménagera, à l’écart de la ville… Les touristes étant de plus en plus nombreux à visiter l’endroit, il semblerait qu’il devienne bien plus difficile d’accès volontairement. Gardons l’œil ouvert sur son évolution, quoi qu’il en soit, si vous y allez avant, l’expérience reste immanquable.

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