Food au Japon : 5 coups de cœur gastronomiques à San’In

S.E.L.E.C.T.I.O.N.N.E.R, quel gros mot ! Après un voyage comme celui ci je répondrais bien à la question « Quel plat as tu préféré ? » TOUT.

Tout était délicieux : des impressionnants petit déjeuners – à coup de poisson/riz/omelette/miso dont je suis devenue totalement adepte –  aux multiples déjeuners tous aussi différents les uns que les autres selon le lieu où nous nous trouvions, à nos indénombrables goûters dans le bus à dégommer des mochis à tout va ou autres bizarreries sucrées japonaises, en passant par tous ces souvenirs extraordinaires de dîners gargantuesques.

Ce pays est un trésor culturel et géographique, un coin d’Asie unique, une population aussi intrigante que passionnante, une terre riche de ressources et un patrimoine gastronomique SUBLIMISSIME, et si on le reconnait bien à l’échelle internationale, croyez moi qu’il y a de bonnes raisons.

Alors ceux qui auront suivi mes stories instagram en direct l’ont bien compris : on a mangé beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Et vous savez quoi ? J’ai pas pris un gramme ! Alors ok on en faisait des choses, mais je posais tout de même mes fesses dans un bus à longueur de journée pour nous balader de spot en spot. Je suis une grande sportive au quotidien (30Km par semaine de footing en moyenne – si si sans rire !), mais au Japon j’avais lâchement laissé mes baskets à Paris. Mais alors comment font ils ?

Si je prends un peu de recul, les japonais mangent beaucoup, mais bien. Tout est à base de riz, de poissons, de légumes, de tofu soyeux, de la viande sainement travaillée, de soupe miso et j’en passe. Toutes ces choses sont dégustées souvent crues, cuites à  l’étouffée, marinées, grillées ou bouillies, là bas nous dégustons les choses pour ce qu’elles sont. OUT les graisses inutiles, OUT le lactose et OUT le gluten, trois restrictions qu’ils tiennent finalement malgré eux dans le régime populaire quotidien. Et quand il s’agit de sucre, c’est encore différent de chez nous puisque les pâtisseries sont à base de farine de riz, pâtes de haricots rouges ou blancs, thé vert ou oléagineux comme le sésame, tout ce que notre corps assimile mieux. Et bien sûr, je n’ai pas croisé une fois de chocolat ou de gâteau à la crème chantilly !

Il y a donc bien des explications derrière tout cela. Je pense aussi que la culture du Onsen tient sa part.  L’eau de ces bains purifiants est bouillllllante (je ne tenais pas plus de 10 minutes pour tout vous dire…).

Alors certes, tout semble se jouer dans l’assiette mais c’est aussi dans son corps et l’art de savoir l’écouter, un dicton du confucianisme le dit d’ailleurs très bien chez eux Hara Hachi Bun me, entendez ici qu’il faut manger jusqu’à atteindre 80% de satiété…

Et puis dernière remarque : déjeuner ou dîner avec du thé – souvent du Hojicha un thé torréfié légèrement moins fort en théine – c’est tout de même autre chose qu’un verre de vin, qu’un jus de fruit ou un soda.

Mais revenons à notre sujet, mon top 5 de cette orgie gastronomique, certains seront connus de tous, d’autres un peu moins…

  1. Le meilleur Chirashi de ma vie chez Minato Suzhi

Imaginez un lunch break entre deux visites, nous sommes au bord de l’eau, très peu de temps dispo, le resto ne paie pas de mine, on s’arrête et on entre, une odeur iodée nous prend le nez dès l’entrée.

C’est archi full, mais une petite salle à l’étage, au sol tatami, nous attend. On ne choisira pas et tant mieux, c’est la pêche du jour dans l’assiette : Riz légèrement vinaigré, crevette crue, émietté de crabe, différents poissons blancs, de la seiche (OMG je crois qu’en réalité je redécouvre ce produit), corail de crabe cru appelé « crab miso », œufs de poisson et oursin.

MON DIEU. Rien de plus. Simple – efficace – équilibré – exceptionnel.

  

     2. L’art des nouilles Soba au sarrasin chez Holiday Home

Là encore un coup de cœur que je ne le vois pas venir une seconde ! Nous visitons un hôtel dans la préfecture de Kyoto en fin de matinée ce jour là… Et même si l’on n’y dormira pas, on tombe amoureux. C’est un petit havre de paix niché dans la nature. A quelques mètres de là, tel un bungalow on nous explique que l’on déjeunera ici. La porte s’ouvre et le sourire de notre hôte en dit déjà beaucoup, ils sont heureux de nous avoir chez eux.

Défileront alors d’exceptionnelles salades de légumes du jardin, fleuries et herbacées, du tofu et du cerf tout deux fermentés et finement tranchés, puis c’est le traditionnel petit panier qui prend la suite. Et croyez moi que je n’en avais jamais mangé de pareilles.

C’est à la fois al-dente et fondant, une petite note de noisette mais aussi aux notes grillées en bouche, les nouilles sont servies froides et nous trempons chaque bouchée dans une sauce soja légère.

Le secret japonais : notre hôte apporte une théière d’eau de cuisson froide pour que nous la versions dans le petit pot de sauce quasi terminé, vous imaginez bien c’est un délice.

Pour terminer sur une touche sucrée arrivent les mochis de sarrasin. Et croyez moi qu’Alex a failli mourir de bonheur et si vous lui demandez son coup de cœur food unique du voyage le voici. Pourtant visuellement je n’aurai pas parié dessus !

Mais alors à la dégustation… Mamamia que c’est bon ! Je suis devenue totalement fan de la texture archi pâteuse en bouche des mochis, encore plus fort ici en version sarrasin. Ils sont sucrés par une pâte anko (haricots rouges) faite maison.      

     3. Le bouillon japonais et ses mochis salés maison chez Machiya Seisuian

Dans le petit village de Kurayoshi, derrière ce petit rideau violet se cache un nouveau paradis. Ici c’est bouillon party ! On retrouve notre tatami, nous installons à hauteur du sol sur des petits coussins et c’est parti la trempette… Viande, tofu, boulettes de poisson, udon, légumes et surtout mochis salés déclinés sous plein de saveurs, sont la spécialité de la maison. Ces petites plaquettes fondent trèèèès vite dans le bouillon, considérées comme  un féculent, c’est bien plus fun que du riz !

Régressif à souhait, chaque bouchée arrive telle un petit tas pâteux dans la bouche. Mochis aux crevettes, aux herbes, châtaignes, champignons, etc. TROP BON.

     4. Un extraordinaire plateau de sushi, face à la mer chez Wadatsumi

A Ine, face à la mer, comment ne pas apprécier. En plus, je dois dire qu’ils étaient attendus ! Bien qu’ils ne font pas partis des classiques food quotidiens japonais, venir au Japon, pour moi, c’est manger de bons sushis, au moins une fois.

Le spot est parfait, l’accueil à l’image des japonais, agréable, timide mais ultra serviable. Petite soupe miso et poule en salade en entrée puis on savoure chaque pièce de nigiri sushi… La texture du poisson est sublime, le ratio riz/poisson extra, le thon gras est mon préféré. J’adore.

5. Un Unagi Don avant de partir… Pas d’adresse particulière.

Ici encore un MUST à mes yeux au Japon, déguster l’anguille comme ils savent bien la faire. Bien que chez nous le produit peut faire peur car ressemblant à un serpent et étant particulièrement gras, les japonais en RAFFOLENT. Et ils ont tout compris. En plus d’être méga trop bon cuisiné à leur sauce, c’est excellent pour la santé. Ils marinent le produit dans de la sauce soja, du saké, du mirin et du sucre… Ils le font alors griller et le retourne jusqu’à seize fois pour obtenir parfaite caramélisation.

Disposé sur un lit de riz vinaigré c’est la symbiose totale.

Un travail d’orfèvre qui donne toute sa valeur au produit – d’ailleurs le plat est cher et considéré comme du luxe là bas – mais alors essayez !

Je n’ai pas d’adresse particulière à vous donner car j’ai dégusté ce repas notre dernier soir, près de l’aéroport d’Osaka, un petit resto sans charme mais qui savait très bien faire.

Cela dit pas de panique, on croise très souvent des restaurants le proposant…

Je m’arrêterai là. A vrai dire c’est un peu plus que 5 plats car certains souvenirs sont un vrai repas ! Mais quel bonheur à chaque fois. Ces moments sont ancrés dans ma mémoire food (illimitée chez moi !) pour toujours.

Une seule chose à retenir : si vous allez au Japon, oubliez les a-priori, oubliez le « j’aime/j’aime pas », et laissez vous porter. Leur culture est un trésor.

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